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Copenhague : un bilan mitigé

Le 21 décembre 2009
Les 27 pays réunis à Copenhague ont fixé le montant du financement de l'aide aux pays en développement à 2.4 milliard d'euros par an, d'ici 2012.
La France a indiqué qu'elle contribuerait  à cette aide à hauteur de 420 millions d'euros par an.
Une question reste en suspens : cette aide sera-t-elle ajoutée ou comprise dans l'aide existante (objectif du millénaire)?
Le chef de l'Etat français a précisé qu'il s'agirait de financements innovants et additionnels, sans autre précision.

La réduction des émissions de GES
En ce qui concerne l'engagement sur une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre, de nombreux pays, très dépendants du charbon s'opposent à cet engagement, craignant de néfastes répercussions économiques.
Les Etats-Unis ont réduit leurs ambitions à 4% de réduction, ce qui contraste fortement avec les attentes du Sommet et les engagements européens.

La gestion des surplus de crédit carbone
Un autre problème n'a pas été résolu : la gestion des surplus de crédit carbone, les unités de quantités attribuées (AAU).
Le surplus des quotas attribués dans le cadre de Kyoto  est estimé à 7.7 milliard de tonnes de CO2, et serait lié  à la mauvaise estimation des émissions réelles des pays en transition par rapport aux objectifs de Kyoto.

La proposition française de créer une "agence internationale" qui contrôlerait la réalisation des engagements pris par les Etats en matière de lutte contre le réchauffement climatique a eu un faible écho. Les 27 pays ont seulement retenu l'opportunité des "efforts visant à renforcer la gouvernance internationale en matière d'environnement".

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